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Par où les souris entrent chez vous : les 12 ouvertures que personne ne vérifie

Si un crayon passe, une souris passe. Voici les douze ouvertures par lesquelles elles entrent dans une maison montréalaise, du drain de fondation au soffite — et pourquoi la mousse expansive ne règle rien.

Prévention10 min de lecture25 août 2026Par l'équipe 514 Extermination · Techniciens certifiés CD5
Par où les souris entrent chez vous : les 12 ouvertures que personne ne vérifie

Le test du crayon

Une souris adulte franchit une ouverture d'environ 6 millimètres — le diamètre d'un crayon, l'épaisseur d'une pièce de dix cents. Son crâne est la seule partie rigide de son corps; tout le reste suit. Un rat, lui, a besoin d'environ 12 à 13 millimètres.

C'est le seul chiffre à retenir, et il change la façon de faire le tour de sa maison : vous ne cherchez pas un trou, vous cherchez une fente. La plupart des propriétaires inspectent en cherchant quelque chose de visible depuis trois mètres. Les vraies entrées se voient à genoux, lampe de poche à la main.

Voici les douze, dans l'ordre où on les rencontre en faisant le tour d'un bâtiment montréalais.

Pourquoi c'est maintenant que ça se joue

Les souris n'attendent pas la neige. Le mouvement vers l'intérieur commence dès les premières nuits fraîches de la fin août et culmine en octobre. À ce moment-là, elles ne fuient pas encore le froid : elles suivent la nourriture et cherchent un site de nidification stable avant l'hiver.

Cette distinction a une conséquence pratique. Colmater en août ou en septembre, c'est de la prévention : vous fermez la maison avant que quiconque soit entré. Colmater en janvier, c'est du curatif : la population est déjà à l'intérieur, et boucher les issues sans la traiter revient à l'enfermer avec vous. Nous y revenons plus bas, parce que c'est l'erreur la plus fréquente.

Ce qu'une souris sait faire, et qu'on sous-estime

Avant de chercher les ouvertures, il faut savoir jusqu'où elles peuvent aller. Une souris commune :

  • Grimpe le long d'une surface rugueuse verticale — brique, bloc de béton, crépi, bardeau de cèdre. Un mur n'est pas un obstacle.
  • Saute une trentaine de centimètres à la verticale depuis le sol.
  • Ronge le bois, le plastique, l'isolant, la mousse expansive et le calfeutrant. Ses incisives poussent en continu; ronger est un besoin, pas un choix.
  • Nage et remonte par les drains.
  • Se contorsionne à travers toute fente que son crâne franchit.

Autrement dit : la hauteur ne protège pas, et un matériau tendre ne ferme rien. C'est ce qui condamne la moitié des colmatages faits de bonne foi.

Les 12 points d'entrée, du sol au toit

Au niveau du sol

  1. La jonction fondation–colombage. La ligne où la structure de bois repose sur le béton. Sur les bâtiments anciens de Montréal, elle n'est presque jamais continue.
  2. Les fissures de fondation. Les cycles de gel et de dégel les rouvrent chaque année. Une fissure de 6 mm suffit.
  3. Les margelles de fenêtre de cave. Elles accumulent feuilles et débris, et offrent un abri au ras d'un cadre souvent en bois vieilli.
  4. Le seuil de la porte de garage. Ce sont les coins qui posent problème : même refermée, une porte de garage laisse deux triangles ouverts aux extrémités du joint.
  5. Le bas des portes extérieures. Un coupe-froid usé laisse passer la lumière — donc une souris.

À hauteur de mur

  1. Les entrées de services. Gaz, électricité, câble, ligne de climatiseur, robinet extérieur. Chaque percement a été fait au plus large, puis rarement refermé correctement.
  2. Les trous de drainage de la brique. Ces petites ouvertures verticales à la base d'un mur de brique sont nécessaires — elles évacuent l'humidité. On ne les bouche pas : on les grillage.
  3. La sortie de sécheuse. Le volet extérieur reste souvent bloqué ouvert par la charpie. C'est une porte à battant qui donne directement dans le mur.
  4. Les évents de salle de bain et les prises d'air. Même logique : conduits chauds, débouchés grillagés d'origine, grillage souvent rouillé ou arraché.

En hauteur

  1. Les jonctions de soffite et de bordure de toit. Accessibles depuis un arbre, une gouttière ou un mur de brique.
  2. Les évents de toit et de faîtage. Grillages métalliques d'origine dégradés par les cycles de gel.
  3. Les galeries et balcons. L'espace sous une galerie de bois est un excellent abri, et il donne souvent sur la jonction fondation–colombage citée plus haut.

Une méthode simple : faites le tour de nuit, avec une lampe de poche, en éclairant depuis l'extérieur pendant que quelqu'un observe de l'intérieur au sous-sol. La lumière passe partout où une souris passe.

Les matériaux qui tiennent — et ceux qu'elle traverse

C'est ici que la plupart des colmatages échouent, souvent quelques semaines seulement après avoir été faits.

Ce qui ne tient pas

  • La mousse expansive seule. Elle se ronge en une nuit. Elle bloque l'air, pas l'animal.
  • Le calfeutrant seul. Même limite.
  • Le ruban adhésif, le carton, le bois mou, la laine minérale. Aucun n'oppose de résistance à une incisive.

Ce qui tient

  • La laine d'acier inoxydable ou la maille de cuivre, tassée dans la fente. La souris ne peut pas la ronger : les fibres se prennent dans ses dents. Attention : l'acier ordinaire rouille et finit par se déliter, d'où l'inox ou le cuivre.
  • Le grillage métallique à mailles de 6 mm (¼ de pouce), vissé et non simplement posé, pour les ouvertures qui doivent rester ventilées : trous de drainage, évents, margelles.
  • La tôle pour les seuils rongés et les bas de porte de bois.
  • Le mortier ou le ciment pour les fissures de fondation.

La bonne technique combine les deux familles : on bourre d'abord d'inox ou de cuivre, puis on scelle par-dessus avec du mortier, de la mousse ou du calfeutrant. Le métal fait le travail; le reste ferme l'air et l'eau. La mousse n'est jamais la barrière, seulement la finition.

L'erreur de calendrier : sceller avant d'avoir contrôlé

C'est la seule partie de cet article qui peut vous coûter cher si elle est mal comprise.

Si des souris sont déjà à l'intérieur, colmater toutes les issues d'un coup ne les fait pas sortir : cela les enferme. Vous obtenez alors trois problèmes à la place d'un — des animaux qui cherchent une sortie en rongeant vers l'intérieur, des nids qui restent actifs dans les murs, et des mortalités dans des cavités inaccessibles, avec l'odeur qui suit pendant des semaines.

L'ordre correct est le suivant :

  1. Établir s'il y a déjà activité — excréments, bruits, traces de grignotage. Nos sept signes détaillent chaque indice.
  2. S'il n'y a aucune activité : colmatez, c'est le moment idéal.
  3. S'il y a activité : le contrôle de la population et l'exclusion se mènent ensemble, en gardant les points de passage principaux ouverts jusqu'à ce que l'activité cesse, puis en fermant.

C'est précisément la séquence qu'un professionnel apporte : pas un produit miracle, mais un ordre d'opérations.

Le cas particulier des plex montréalais

Dans un duplex, un triplex ou un immeuble, votre logement n'est pas une enveloppe indépendante. Les colonnes de plomberie et les gaines électriques verticales relient les étages, et elles sont rarement obturées entre les logements. Une souris entrée par le sous-sol atteint le troisième étage sans jamais passer par une porte ni par l'extérieur.

Trois conséquences pratiques :

  • Colmater uniquement votre logement ne règle rien si l'entrée est au sous-sol commun ou chez le voisin.
  • Les ruelles montréalaises, avec leurs conteneurs et leurs bacs de compost, alimentent une population permanente en arrière des bâtiments. L'entretien des poubelles fait partie de l'exclusion.
  • Dans un immeuble, la démarche doit être coordonnée. Le protocole immeuble est détaillé ici.

Si vous êtes locataire : au Québec, le locateur doit maintenir le logement en bon état d'habitabilité pendant toute la durée du bail. Signalez par écrit, gardez une copie datée, et n'entreprenez pas de travaux de colmatage vous-même sans son accord.

Ce que vous pouvez faire, et ce que nous faisons

De votre côté, sans risque

  • Remplacer un coupe-froid de porte usé.
  • Grillager une sortie de sécheuse ou un évent accessible depuis le sol.
  • Dégager les margelles de fenêtre, éloigner le bois de chauffage du mur, tailler les branches qui touchent la toiture.
  • Ranger les graines pour oiseaux, la nourriture pour animaux et le compost dans des contenants rigides à couvercle.

De notre côté

  • Une inspection qui identifie les points actifs, et pas seulement les ouvertures théoriques : traces de frottement, excréments, poils sur les arêtes. Une ouverture réellement empruntée se lit.
  • Le contrôle de la population avant fermeture, dans le bon ordre.
  • Le colmatage aux matériaux qui tiennent, y compris en hauteur et dans les zones difficiles d'accès.
  • Une garantie écrite — un mois sur les souris et les rats, dont les conditions et les exclusions sont publiées ici.

Quand appeler

Appelez sans attendre si vous constatez l'un de ces trois éléments : des excréments frais (noirs, mous, en forme de grain de riz), des bruits dans les murs ou le plafond à la tombée du jour, ou des marques de grignotage sur un cadre, une plinthe ou un emballage alimentaire.

Une femelle peut avoir plusieurs portées par année. Ce qui se règle en une intervention en septembre devient un dossier plus long en janvier, quand la population a eu le temps de s'installer et que le colmatage extérieur est compliqué par la neige et le gel.

L'inspection et la soumission sont gratuites, et le prix est ferme avant l'intervention. Vous pouvez aussi nous joindre au (514) 835-2108.

Questions fréquentes

Quelle taille d'ouverture suffit à une souris ?
Environ 6 millimètres, soit le diamètre d'un crayon ou l'épaisseur d'une pièce de dix cents. Le crâne est la seule partie rigide du corps : dès qu'il passe, le reste suit. Un rat a besoin d'environ 12 à 13 millimètres. C'est pourquoi il faut chercher des fentes, et non des trous visibles de loin.
La mousse expansive empêche-t-elle les souris d'entrer ?
Non, pas seule : une souris la ronge en une nuit. La mousse et le calfeutrant ferment l'air et l'eau, pas l'animal. Il faut d'abord bourrer la fente de laine d'acier inoxydable ou de maille de cuivre — que la souris ne peut pas ronger, les fibres se prenant dans ses dents — puis sceller par-dessus. Le métal fait le travail, la mousse n'est que la finition.
Faut-il boucher les trous avant ou après avoir éliminé les souris ?
S'il n'y a aucune activité, colmatez tout de suite : c'est de la prévention. Mais si des souris sont déjà à l'intérieur, tout fermer d'un coup les enferme au lieu de les faire sortir — elles rongent alors vers l'intérieur, les nids restent actifs et les mortalités dans les murs dégagent une odeur qui persiste des semaines. Dans ce cas, le contrôle de la population et l'exclusion se mènent ensemble, et la fermeture vient quand l'activité a cessé.
À quel moment de l'année les souris entrent-elles dans les maisons ?
Le mouvement commence dès les premières nuits fraîches de la fin août et culmine en octobre. À ce stade, les souris ne fuient pas encore le froid : elles suivent la nourriture et cherchent un site de nidification avant l'hiver. C'est la fenêtre où le colmatage a le plus de valeur, parce qu'il est encore préventif — en janvier, la population est déjà installée et la neige complique les travaux extérieurs.
Les souris peuvent-elles grimper le long d'un mur de brique ?
Oui. Une souris grimpe sans difficulté le long de toute surface verticale rugueuse — brique, bloc de béton, crépi, bardeau de cèdre — et saute une trentaine de centimètres à la verticale. La hauteur n'est donc pas une protection : les jonctions de soffite, les évents de toit et les sorties de sécheuse en étage sont des points d'entrée réels, pas théoriques.
Dans un plex, suffit-il de colmater son propre logement ?
Non. Les colonnes de plomberie et les gaines électriques verticales relient les étages et sont rarement obturées entre les logements : une souris entrée par le sous-sol atteint le troisième étage sans jamais passer par une porte. Si l'entrée se trouve au sous-sol commun ou chez un voisin, colmater votre seul logement ne change rien. Dans un immeuble, la démarche doit être coordonnée.
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